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Apprentis sorciers
Trois atomes au nord perdus, qu’importe car l’on s’habitue
Toujours plus loin, toujours plus vite, moins on pense plus l’on s’agite.
Puisqu’il nous faut produire encore, encore et toujours encore,
Sous la tente aux quatre vents, creusons, creusons c’est hilarant.
Qu’elle tremble, qu’elle danse,
Qu’elle balance, sous la mitraille, tendue, qui pousse les nuages,
Modifions nos organismes à grands coups d’azote liquide,
De grippe à effet de serre, ou de grande centrale aviaire.
Pour permettre à la ménagère, d’s’offrir du poulet bon marché,
Greffons lui un compteur gégère, signé label de qualité.
Qu’elle tremble, qu’elle danse,
Qu’elle balance, pour la marmaille, perdue, qui pleure les nuages,
De containers en canadairs, d’abattages en dégazages,
Pointe le rouge à l’est, marche d’empereur, marche funeste,
Puisqu’il nous faut fertiliser, quelques globules éparpillés,
Une déferlante d’hommes et de boue, ni vert ni bleu, du brun partout.
Qu’elle tremble, qu’elle danse,
Qu’elle s’avance, sous la ferraille tordue, plus d’oiseaux sous les nuages,
Trois atomes au nord perdus, qu’importe car l’on s’habitue
Trois atomes au nord perdus, qu’importe car l’on s’habitue…..
De nos mains ignorantes avides de pouvoir,
Se façonne l’illusion de maîtrise, de savoir,
Bientôt nos yeux trop secs ne pourront plus pleurer,
Que sur le vide immense de nos rêves passés.
Gourous de tous poils, grands bonimenteurs,
Préparez vos sermons, aiguisez vos discours.
Il est peut-être proche votre moment de gloire.
Si vos dieux sont cléments, et vos cieux accueillants,
Placez donc une option sur quelque milliards de têtes
Placez donc une option sur quelque milliards de têtes ………