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Les fleurs du temps

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Les fleurs du temps


Assis quelque soit le temps, sur un banc de cet auguste parc,
Un roman posé sur ses genoux, toujours le même depuis fort longtemps.
Qui du livre ou bien du bonhomme décrypte l’autre nul ne saurait voir,
Des embruns que livrent leurs regards, la question reste en suspens.
Si de ses doigts aujourd’hui maladroits, les pages pleurent, s’écornent et s’émeuvent,
Du bouquin, cornu mais malin, une mélopée semble se détacher.


Il te prend, il te reprend, là, sur son dos jonché de pics,
Il t’apprend, il te surprend, te plonge à l’eau , te rosse, te décapite.
Le temps est incertain, le temps est un chagrin,
Le temps est assassin, le temps est un taquin.


De cette lente et triste mélodie, l’homme âgé ne semble point vouloir,
Ni se soustraire ni se dégager, l’ouvrage et lui partagent la même histoire .
Et ces roses que les heures ont jaunis, ont déteint sur leurs tiges courbées.
Si bien que celles encore inexplorées, restent vierges d’un blanc immaculé.
Si de ses doigts aujourd’hui maladroits, les pages pleurent, s’écornent et s’émeuvent,
Du bouquin, cocu mais malin, une mélopée semble se détacher.


Il te prend, il te reprend, là, sur son dos jonché de pics,
Il t’apprend, il te surprend, te plonge à l’eau , te rosse, te décapite.
Le temps est incertain, le temps est un chagrin,
Le temps est assassin, le temps est une putain.


Au fil des jours les fleurs blanches ont fané, le tronc d’homme un peu plus s’est plié.
Le banc lui même s’est mis à dépérir, un averti pouvant l’y voir souffrir.
Au lendemain de l’ultime page blanche, nul ici ne s’expliquant pourquoi,
Ni de l’homme, ni du livre, ni du banc, ne trouve de trace, pourtant à cet endroit
Un rosier blanc, somme toute, déjà massif, précisément élit domicile,
Depuis du vent sifflant dans ces cheveux, une mélopée semble se détacher.


Il te prend, il te reprend, là, sur son dos jonché de pics,
Il t’apprend, il te surprend, te plonge à l’eau , te rosse, te décapite.
Le temps est incertain, le temps est un chagrin,
Le temps est assassin, le temps est un câlin.



Management : Laurence 01.39.37.82.98 / missdouznot@yahoo.fr | lesmotsquicourent@laposte.net

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