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Tous nos mots
VENTS DE FACE
La panne de solutions, la crise de l’information
Faut bien qu’ j’ vous écrive une chanson,
Et j’remue bien, au fond d’mes tripes,
Et j’y retrouve mes émotions, mes crispations, mes frustrations et mes jurons.
Mais dieu qu’c’est dur, d’avoir une vue planétaire,
Sans jamais plus, passer la marche arrière,
Sans nostalgie des révolutionnaires.
J’reprends ma respiration, j’m’applique à fond sur la diction,
Pour une meilleure compréhension ,
Mais tout est là, au fond d’ mes tripes ,
Et j’mets à nu mes émotions, mes crispations, mes frustrations et mes jurons.
Cette salissure au fond de nos cerveaux,
Cette moisissure qui nous fait chanter faux,
Toutes ces blessures, qui nous ôtent les mots.
C’est l’temps des promotions, la grande machine à provisions,
Sur le marché des illusions,
Des champignons, au fond d’mes tripes,
Me désintègrent le gros colon , tout finira en occlusion
Dernière démarque, car tout doit disparaître,
De Juin 36, il ne doit plus paraître,
Tout ces acquis, direct à la retraite
Une culture bradée aux griffes acérées de mécènes sans scrupules,
Une école sacrifiée sur la place publique,
Pas d’argent, pas d’école pour tes enfants .
Le travail c’est la santé, allons-y jusqu'à 70 ans,
Et si l’on y crève pas, qu’on nous pousse au fond du trou
Retrouver la sécu, et que vive la canicule.
Des couteaux aiguisés déchirent le ciel, le caniveau,
Dans ma cafetière règne le chaos,
C’est l’anarchie, au fond d’mes tripes,
Pas un mot, pas une pensée, tout est cassé, tout est foutu, tout est K.O.
Une société d’enfoirés, voilà c’qui nous est proposé,
Alors pour ne pas perdre pied, ....face aux attaques de tous côtés,
Il faut rester mobiliser, se regrouper, se resserrer et résister.
Ces salissures au fond de nos cerveaux,
Ces moisissures qui nous font chanter faux,
Gangrèneront, un jour, tous ces messieurs d’en haut.